L’Association des Femmes dirigeantes de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Afdesri) tenait le 17 janvier 2020 son séminaire annuel, sur le thème : “Femmes de l’ESRI : ni candidates, ni élues ?”. Cette journée fut notamment l’occasion de présenter les résultats de plusieurs enquêtes :

  • une première enquête menée par JuriSup, dressant un bilan de la loi sur la parité dans les conseils centraux, en particulier les conseils d’administration des universités et autres établissements d’enseignement supérieur ;
  • une enquête menée à l’automne 2019 par l’Afdesri, en collaboration avec l’ANVPCA (Association nationale des vice-présidents de conseil d’administration), la CPED, la CPU, sur la place des femmes dans la gouvernance des universités ;
  • une enquête menée par AEF sur les candidatures des femmes à la présidence d’une université.

Ces trois enquêtes montrent le chemin qui reste à parcourir pour que les femmes prennent leur place dans la gouvernance des établissements. Invité à réagir à ces différents résultats, Gilles Roussel, président de la CPU, a rappelé que la loi oblige les établissements à faire des efforts, et que ces efforts sont essentiels et doivent être poursuivis. La part de femmes parmi les vice-présidences étudiantes (37%) montre que ce travail doit être mené également auprès de leur génération : il faut une politique volontariste pour augmenter le vivier, aider les femmes à s’engager, mais aussi former sur les biais de sélection et travailler sur la visibilité des femmes, y compris à travers la parole et l’écriture.

Les échanges avec la salle ont soulevé la question du soutien accordé aux missions égalité dans les universités : plusieurs membres de la CPED ont rappelé à la fois l’impact positif d’une politique d’égalité visible et forte, et les difficultés que rencontrent beaucoup de chargé·es de mission ou vice-président·es en charge de l’égalité. La CPU et le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation ont pris note de ce point. Les échanges devront être poursuivis pour trouver ensemble des solutions.


Dépêche AEF : “Présidence d’université : quand elles sont candidates, les femmes arrivent à se faire élire dans les deux tiers des cas”